Lily Allen, c'est la soupe du moment. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est Doctor Fox, qui présentait le top 50 anglais il y a quelques années, et qui est donc passé maître dans l'art de piger quel "numéro un du moment" se transformera en "s'il vous plaît, souvenez-vous de moi" la minute d'après.
"Je pense réellement qu'il ne s'agit que de hype avec elle. Dans deux ans, en parerons-nous encore ? Non. "Smile" est une bonne chanson d'été, et très appropriée au temps que nous avons, mais je pense que ne sera l'artiste que d'un hit."
Personellement, étant régulièrement sollicité par les packages Lily Allen d'E.M.I. (avec Cd, mixtapes, stickers et un... Pin's) et leurs communiqués de presse cabotins, qui font passer Internet et son blog Myspace pour un modèle de découverte underground, je suis témoin que toute la rédaction de Flu s'est retrouvée victime d'une indigestion musicale expresse au bout de quatres titres de son album Allright, Still. Entre la compo pseudo-originale, les repompées flagrantes et la production du disque super FM-friendly qui finit par stresser n'importe quelle personne qui s'intéresse un minimum au son, Lily n'a réellement que sa relative fraîcheur et son personnage vaguement provoc' pour épicer son bouillon.
Hum attendez, j'ai dit "provoc'" ? Oups. Elle n'a même plus ça depuis hier, lorsqu'elle s'est excusée publiquement d'avoir fait une blague sur la cocaïne. Elle avait confié à un quotidien Suédois, en rigolant, qu'elle fêterait le succès de son premier album avec de la cocaïne. Mais quelqu'un a dû lui dire que les drogues, ce n'est pas bien, et que l'humour n'est acceptable que si le nom de Toto est mentionné dans la phrase. Lily Allen s'est donc fendue des excuses les plus humiliantes, inutiles et centrées sur sa carrière possible :
"Je ne veux pas encourager les jeunes à se droguer. J'ai fait une blague stupide en interview. Je suis vraiment désolée si j'ai déçu le moindre d'entre vous."
En punition, j'invite le gouvernement britannique à lui faire écrire 1000 fois "Je ne ferai plus de blagues sur la drogue" sur la façade de Big Ben. Pendant ce temps, à Flu, le mercredi on fume du crack.